La couture en héritage

Ma petite Maman vient de nous quitter, à l’âge de 98 ans. C’était une gentille personne, aimée de tous.

C’est elle qui m’a fait découvrir la couture. Il y avait une grosse machine à coudre montée sur une table en bois chez nous et elle cousait pour les besoins de la maisonnée. Elle n’était pas une couturière experte, mais elle se débrouillait assez bien, ainsi que pour les autres travaux d’aiguille. Elle appartenait à une génération où les filles étaient éduquées à être de bonnes maîtresses de maison.   Autre temps, autres mœurs…

Pendant ce temps, je coupais et cousais des chutes de tissu pour fabriquer des robes pour mes poupées. Elle m’a donc expliqué les rudiments de la couture, quelques gestes techniques et le vocabulaire de la couture. Elle m’a aussi appris à tricoter, mais je trouvais que c’était bien long pour finir un ouvrage.

J’ai retrouvé tout ça quand j’ai été en retraite et que j’ai eu (enfin) du temps à consacrer à cette activité que je n’avais pas pu pratiquer comme je l’aurais voulu.
C’est un bel héritage, qui me procure du bonheur, qu’elle m’a transmis.

Là elle avait 92 ans et était déjà dans sa maison de retraite depuis un an.

Cette photo a été prise le jour de son anniversaire des 97 ans. Pas mal, non ?

Il va maintenant falloir que j’apprenne à vivre sans elle.

6 réponses sur “La couture en héritage”

  1. Anne Marie, c’est un hommage très touchant que tu fais à ta maman,. Oui c’était certainement quelqu’un de très gentil dans le vrai sens du terme et j’ai de la peine pour toi. Accompagner une personne âgée jusqu’à son départ est une épreuve difficile dont on connait l’issue mais on n’est jamais prêt. On est orphelin à tout âge…
    Cette magnifique chanson de Renaud, pleine de nostalgie nous met en face du temps qui passe. Pour tous.
    Je t’embrasse.
    Olga

  2. Je suis sûre que ta maman a été très heureuse de te voir coudre tes vêtements… oui, la continuité des gênes existe.
    Avec mes pensées très attristées, je t’embrasse affectueusement

  3. Chère Anne Marie
    C est avec beaucoup de tristesse que j apprends le décès de ta maman. Je me souviens de sa douceur et de sa gentillesse. Je sais que tu l as bien accompagnée. Tu peux être fière des valeurs et de l héritage qu’ elle t à transmis. Je t embrasse bien fort. Annie.

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